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À l’occasion des dix ans du festival Les Murs ne servent à rien à Dieulefit, Radio Micheline rencontre Philippe Hanus, auteur d’un livre consacré à Carte de séjour. Retour sur l’aventure du groupe de Rachid Taha : une musique mêlant rock, punk, funk et influences arabes, une « Douce France » revisitée et une jeunesse issue de l’immigration qui fait entendre sa voix.
Du rock, du punk, du funk et des influences arabes : dans les années 1980, Carte de séjour invente un son singulier et bouscule le paysage musical français. Autour de Rachid Taha et des frères Mohamed et Mokhtar Amini, bientôt rejoints par Jérôme Savy et Djamel Dif, le groupe né dans la banlieue lyonnaise porte sur scène une énergie rebelle et une revendication : prendre sa place.
À l’occasion de la 10e édition du festival Les Murs ne servent à rien, organisé les 18, 19 et 20 septembre à la Halle de Dieulefit, Radio Micheline reçoit Philippe Hanus. Dans son ouvrage Carte de séjour : un groupe de rock dans la « Douce France » des années 1980, publié aux éditions Le mot et le reste, l’historien retrace cette aventure musicale, humaine et politique.
Nourri d’archives, d’articles et de témoignages, son travail raconte une décennie de créations, de concerts et d’engagements. Il éclaire aussi la France dans laquelle cette musique résonne : celle des débats sur l’immigration, du racisme et des luttes pour l’égalité.
Avec sa reprise de « Douce France », Carte de séjour donne une autre portée à la chanson de Charles Trenet. Qui peut dire « mon pays » ? Qui est reconnu comme faisant partie de cette France ? Derrière la musique se dessinent les aspirations d’une génération qui refuse l’invisibilité.
Une rencontre pour redécouvrir un groupe majeur du parcours de Rachid Taha, et explorer les liens entre musique, identité et migrations.
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